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Tout a commencé par un silence. Puis par une colère.

On nous a volé le goût et le droit de choisir. On leur a volé le fruit de leur travail, leur vie.
Il est temps de reprendre le contrôle de notre destin.

Il était une fois un couple.

Elle, elle a toujours vécu à la campagne. Elle passait chaque jour devant les fermes et saluait avec enthousiasme ses voisins agriculteurs dans leurs champs, leurs étables ou encore leur tracteur. Mais derrière ce décor de carte postale, elle a appris que la réalité était tout autre : des mains usées par 7 jours de travail sur 7, des salaires de misère malgré l'âge avancé, des produits non rémunérés à leur juste valeur. Et ce silence, assourdissant, de ceux qui nous nourrissent mais que l'on n'entend plus.

Lui est le citadin pur souche. En posant ses valises en Famenne après le confinement, il vit un choc auquel il n'était pas préparé. Un choc thermique mais surtout un éveil des sens. Petit à petit, il découvre la boulangerie artisanale, la boucherie héritée de précédentes générations, la petite épicerie bio aux gérants aussi souriants qu'attachants. Soudain, la tomate, qu'il avait l'habitude d'acheter en grande distribution, a du goût (vraiment). Même constat pour sa côte de bœuf, ses œufs de ferme, ses pommes de terre du maraicher d'à côté. Sa santé et son univers ont changé : il a compris que le goût est un droit, pas une option. Que le vrai luxe, il se situe à quelques kilomètres de chez lui, dans des produits savoureux et produits avec amour.

Les années passent, le couple finit par faire un constat effrayant. Ce constat, c'est de voir les tracteurs sur l'autoroute et non dans leurs champs ou avec leurs bêtes. Ce constat, c'est de voir ces producteurs de toute la Belgique (et d'autres pays limitrophes) qui manifestent, non pas pour un privilège, mais pour simplement vivre de leur travail. Ce sont des hommes et des femmes qui hurlent à qui veut bien l'entendre qu'on les étrangle chaque jour un peu plus.

Puis, le couperet tel une mise à mort tombe, l'Europe vote le Mercosur. Pour qui, pour quoi ? Nous sommes abasourdis par une telle décision dont ni acteurs de terrain, ni consommateurs n'avons consenti.

Alors on a arrêté de regarder les infos avec tristesse. Cette fracture a été notre étincelle.

On a donc décidé de remettre chacun au centre de ses choix. Ter'waw n'est pas né d'une étude de marché, c'est né d'une révolte.
Le choc ? Réaliser que l'agriculteur est devenu invisible alors qu'il est indispensable.
L'absurdité ? C'est de manger du bœuf argentin quand nos éleveurs wallons font faillite.
Le deal ? Supprimer l'intermédiaire inutile pour que la valeur reste là où elle est créée : à la ferme.

Ici, pas de fausses promesses de « campagne verte » pour se donner bonne conscience. On n'est pas là pour faire du « joli ». On est là pour redonner le pouvoir (le vrai). Le pouvoir au producteur de fixer son prix et de posséder son outil de vente. Le pouvoir au consommateur de savoir exactement dans quelle poche va son argent. Le pouvoir d'un monde plus juste, pour tous.

Ter'waw, c'est le retour à la dignité, à l'humanité et à la solidarité. Ici, le digital ne remplace personne : il se met au service de l'humain pour remettre le producteur au centre du village.

Vous n'êtes pas de simples utilisateurs. Vous êtes les complices d'un nouveau modèle.
Hier le nôtre, aujourd'hui le vôtre.

Alors MERCI. Pour vous, pour nous. Pour eux et pour ceux qui viendront après.